Service canadien du renseignement de sécurité
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Historique

Sous la direction du GRC

La police fédérale, dont les fonctions relatives aux renseignements de sécurité prenaient forme, a fusionné avec les 2 500 membres de la gendarmerie Royal North West Mounted Police en 1920, pour former la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Entre les deux guerres mondial, la fonction de renseignements de sécurité est restée de faible envergure et passait inaperçue. Au siège social, en 1939, la Gendarmerie employait trois membres et deux sténographes; ses unités situées sur le terrain, dans les grandes villes, enquêtaient sur des menaces comme le mouvement fasciste. Les activités d'espionnage liées à la Deuxième Guerre mondiale et la défection subséquente du chiffreur soviétique Igor Gouzenko, en septembre 1945, a totalement dissuadé le gouvernement de réduire l'importance du renseignement de sécurité au niveau de l'avant-guerre.

Les révélations de M. Gouzenko voulant qu'il ait existé des réseaux complexes d'espionnage soviétique au Canada a marqué l'arrivée, dans l'ère moderne, des renseignements de sécurité au Canada. Auparavant, les autorités avaient perçu la « menace communiste » en termes de menace envers le mouvement ouvrier. Les renseignements fournis par M. Gouzenko ont montré que les Soviétiques de l'époque ne se contentaient pas de cultiver des ouvriers rebelles : ils étaient résolus à acquérir des renseignements militaires, scientifiques et technologiques par n'importe quel moyen. De telles connaissances étaient devenues la clé du progrès, et les Soviétiques avaient l'intention d'aller de l'avant. Ainsi, à mesure que l'après-guerre a cédé la place à la guerre froide, les opérations de renseignements de sécurité au Canada ont pris de l'ampleur en réaction à cette nouvelle menace.